Messes à la paroisse Sainte Anne des Monts et Rivières

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Pour nous aider à vivre le Carême

La lettre de Carême du père Jean Michel Salomon semaine 1

Confessions: 

Lundi 15 avril à Neuvic : 16h à 18h confessions individuelles
18h célébration pénitentielle 
communautaire
Il est toujours possible de demander le sacrement de réconciliation 
(confession) après une messe.

site des dominicains : retraite dans la ville 

https://careme.retraitedanslaville.org/

Carême de Sobriété proposé par Pax Christi

http://www.paxchristi.cef.fr/v2/careme-2019-2/

 

Dimanche 9 mars 2019 

Premier  dimanche de Carême, première lettre de Carême

télécharger la lettre de Carême du père Jean Michel Salomon  semaine 1 

Carême, 40 jours pour monter vers Pâques

« Dans l’Esprit, Jésus fut conduit à travers le désert ». Et c’est là qu’au début de ce Carême, nous sommes appelés à le suivre.

« Le désert » ? C’est un espace, c’est aussi un temps de retrait, de silence intérieur pour comprendre ce que Dieu veut de nous.
Pendant 40 jours, Jésus en prière fut tenté, il fut mis à l’épreuve par le « diable », c'est-à-dire par ce qui détourne et va à l’encontre de Dieu. 
La prière est le temps décapant d’un face à face avec Dieu. C’est aussi le temps de l’épreuve au milieu de nos difficultés puisque c’est là que nous essayons d’affirmer la sincérité de notre attachement à Dieu ; c’est là que nous choisissons Dieu et rien d’autre que Dieu ; c’est là aussi que nous recevons l’inspiration et la force d’affronter les défis qui se présentent à nous tous les jours.

Le Carême est un temps pour nous convertir, pour nous « retourner » vers Dieu. C’est un temps pour redevenir ce que nous sommes aux yeux de Dieu, dans l’espérance de Dieu.

« Il ne mangea rien pendant ces 40 jours ». Puis il eut faim. » II y avait de quoi !
Suggestion du diable : « Ordonne à ces pierres de devenir du pain.» Satisfais ta faim, toutes tes faims…

Pourquoi se priver alors que nous avons suffisamment et que nous avons envie de tout ?
En cherchant à consommer à tout va, en cédant à tous nos instincts élémentaires, nous ne sommes plus maîtres de nous-mêmes. Et surtout nous perdons l’essentiel, nous perdons ce qui fait notre liberté et notre dignité d’hommes ou de femmes nés de Dieu en ce monde.
Le plaisir n’est pas un mal, sauf s’il devient le moteur de notre vie. Alors nous en devenons esclaves, nous ne sommes plus libres et cela nous rend malheureux.

Réponse de Jésus : « L’homme ne vit pas seulement de pain. » Homme ne vis donc pas du seul pain matériel !

Quelle est la nourriture dont j’ai absolument besoin pour exister vraiment ? En ce temps de Carême, je jeûne, ou du moins je restreins volontairement certains de mes plaisirs. A quelle joie j’ouvre ainsi tout mon être ?

Tromperie du diable : « Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes… si tu te prosternes devant moi. »

Tout, tout de suite, et de plus en plus… C’est tentant !
Mais cette fringale ou cette ambition, ça a du prix. Alors que, disposant de tout, je me crois tout puissant et totalement libre, en vérité je suis dépendant et même esclave de ce que je possède ou désire m’approprier. Je me prosterne, j’idolâtre ce que je prends pour l’absolu.

Réponse de Jésus :  « C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras , à lui seul tu rendras un culte. »

Qu’est-ce qui s’impose à moi et prend toute la place, même celle de Dieu, dans ma vie de tous les jours ? En ce temps de Carême, je cherche à remettre Dieu au centre de ma vie en me libérant de ce qui m’obsède et me possède.

Ordre du diable : « Jette-toi dans le vide ». Fais des miracles, du spectaculaire. Manifeste ta toute puissance.

Est-ce que nous ne continuons pas à demander cela à Dieu ? Est-ce que nous ne défions pas Dieu de nous «épater» et ainsi de forcer notre liberté ?
Quand surgit l’inquiétude, l’échec, la souffrance ou le malheur, il nous arrive de dicter nos volontés à Dieu : « Si tu existes, si je suis quelqu’un pour toi, tu dois m’accorder telle guérison ou soulagement, tel succès. Sinon tu ne m’intéresses plus, tu n’existes plus pour moi… »

Réponse de Jésus : « Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »

Jésus, lui, n’a pas mis à l’épreuve Dieu, son Père. Lui, le premier, il vaincu cette tentation. Il est allé jusqu’au bout de sa Passion ; il est allé jusqu’au bout de son amour pour tous. Il n’a jamais perdu confiance en Celui qui l’avait envoyé et dont il se savait aimé d’un amour invincible.

Est-ce que je connais cette tentation de me mettre en avant pour être important, reconnu, félicité ? En ce temps de Carême, au milieu des « déserts » éprouvants que je traverse, au milieu des tempêtes que l’Eglise affronte, je me rappelle l’amour dont nous sommes aimés. Et je me redis tous les jours que je suis envoyé vers les autres en témoin d’Espérance et de Confiance en Dieu seul.

Face à toutes les tentations, Jésus est resté LIBRE.

Aujourd’hui, qu’est-ce que je fais de ma liberté de fils, de fille de Dieu ?
Vivons ce carême comme une école de libération de tout ce qui nous retient et nous enchaîne, de tout ce qui nous désespère. Au jour le jour, réapprenons à laisser Dieu s’exprimer en nous ; donnons-lui toute sa place. C’est lui qui, « de l’intérieur », nous rend libres et nous donne la liberté d’aimer les autres en vérité.
                                                                                                                                               JMS